Le Chablais

Le Chablais

Données géographiques du Chablais

 

Les petites histoires de notre Canton

 

LES CLOCHES DE BALLAISON:
chablais

En 1589, Ballaison possédait deux cloches que les Genevois, obligés d'abandonner le Chablais, emportèrent avec eux. Ils les chargèrent sur une barque et tentèrent la traversée du lac ; mais, par suite d'un accident, la barque chavira en cours de route ; les bateliers furent noyés et les cloches coulèrent à pic. La plus grosse resta au fond du lac ; la plus petite fut repêchée et se trouve actuellement au clocher du temple de Genthod en Suisse.En 1789, les cloches furent réquisitionnées pour faire des canons et des boulets, mais on en laissait une à chaque commune pour annoncer les assemblées municipales, alors très nombreuses et mouvementées. La plus grosse cloche fut donc descendue du clocher et dirigée sur Douvaine. La nuit qui suivit ce transfert, quelques catholiques descendirent clandestinement et ramenèrent leur cloche qu'ils cachèrent en attendant des jours meilleurs.

et de DOUVAINE:

Au même moment, les cloches de Douvaine ont été elles aussi descendues et réquisitionnées. Comme à Ballaison, des Douvainois les ont récupérées de nuit et les ont cachées, paraît-il, dans un puits. Du moins c'est ce que l'on dit car si c'est vrai, elles y sont toujours. On ne les a jamais retrouvées. Belle chasse en perspective pour les chasseurs de trésors. 

LES VOIRONS (1486 m) Le Saut de la Pucelle:

Une tradition populaireC'était il y a fort longtemps, une jeune fille, Brigitte, dont la vertu égalait la beauté vivait avec ses parents sur la montagne des Voirons Le jour elle gardait son troupeau, le soir elle aidait sa mère dans les travaux du ménage. On raconte que le fauconnier du Seigneur de Boëge sollicitait mais en vain la main de la jeune fille.Un jour qu'un violent orage s'était abattu sur la montagne, Brigitte s'était abritée au pied d'un sapin, attendant la fin de la tourmente. Tout à coup elle entend des pas précipités. C'était le fauconnier. Effrayée la vertueuse jeune fille s'enfuit et arrive près du précipice, une muraille abrupte de près de 100 mètres de haut. Là Brigitte n'hésite pas, préférant la mort au déshonneur, elle se jette dans le vide... et se retrouve indemne au pied de la falaise.On éleva en l'honneur de la vierge intrépide un monument qui resta longtemps debout et on appelle encore de nos jours le précipice où Brigitte s'était jetée du nom de « Saut de la Pucelle ». De nombreux montagnards ont gravi cette paroi, le plus célèbre d'entr'eux fut certainement un jeune prêtre de Milan venu pendant ses vacances honorer Notre-Dame des Voirons Ce très grand alpiniste, autour de livres de montagne est surtout connu parce que de 1922 à 1939 il fût Pape sous le vocable de Pie XI.

Les Voirons:

« Le Signal », sommet des Voirons alt. 1486 m.Vue imprenable aussi bien, sur le Jura et le Léman que sur le massif du Mont-Blanc. La vue est si étendue que les Voîrons ont été classés avant 1914, troisième point du vue de l'Europe

 

FORÊTS ET SOUS-BOIS

Les champignons

La plaine du Chablais, dont Douvaine, Sciez et Bons sont les bourgades principales, est une région exceptionnellement riche en forêts de feuillus. Pour en mesurer l'étendue et la diversité, il est bon de la parcourir des yeux depuis les hauteurs du Mont-Boisy. Le chêne et le charme y dominent, mais le tremble, le bouleau, le châtaignier, le pin sylvestre, voire l'épicéa n'en sont pas absents.

Bien tempérée par le Léman, assez chaude et sèche en été, malgré la présence de zones marécageuses, la plaine forestière du Chablais révèle une flore botanique et fongique relativement méridionale, par rapport à d'autres régions de Haute-Savoie ou de même latitude en Eùrope.

Les champignons que l'on y rencontre en effet certaines années, surtout après des étés torrides, notamment l'Oronge des Césars et le véritable «Tête de nègre (en général confondu) appartiennent aux espèces dites «thermophiles, celles qui refusent à la fois l'altitude et l'humidité fraiche. Mais ses alluvions quaternaires, faites de sables et d'argiles, donc ses limons plutôt acides, permettent la venue de bien d'autres espèces, comestibles ou non, communes ou rarissimes dont le profane ne peut soupçonner le nombre et l'interêt. .

Toutes ces espèces sollicitent de notre part un regard avisé, un espritbienveillant et toujours aux aguets, une étude approfondie qui n'en est encore qu'à ses débuts. Un grand Douvainois disparu, excellent gastronome et mycologue averti, en savait quelque chose, lorsqu'il détermina entre autres, l'oeil toujours en éveil, son Bolet «xanthocyaneus» (dans le groupe des «purpurei») et son Cortinariussericatus. D'un accès relativement facile, trop peut-être au gré des amateurs de la seule cueillette, les forêts proches de Douvaine offrent d'agréables promenades sur un relief peu accidenté. Leur superficie est suffisamment vaste pour que, l'entrelacement des layons et les similitudes d'aspect et d'essences aidant, certains aient pu s'y égarer. Sujettes par là-même à une exploration parfois irrespectueuse, elles requièrent plus que d'autres une projection intelligente qui ne peut résulter que d'une information méthodique d'une prise de conscience, tant individuelle que collective,

Le champignon, sujet capricieux, fragile et fugace objet d'observations sans cesse renouvelées, dépositaire sans doute de secrets à découvrir, au même titre que la fleur, et plus que l'arbre et l'arbuste, mérite en effet beaucoup mieux que le coup de pied de l'ignorance ou le pillage exterminateur.

La vaste forêt de la plaine du Chablais, menacée ça et là par le piétinement abusif aussi bien de ses habitants savoyards que des citadins évadés, français ou étrangers, invite donc le promeneur en vacances, autant que l'autochtone, non seulement à la randonnée ou au prélassement nécessaires, mais à la contemplation sereine à l'esprit vigilant de sauvegarde, à la démarche éducative émerveillée de chacun de nous, petits et grands, propriétaires que nous sommes d'un patrimoine forestier remarquable à léguer sans failles à nos héritiers.

( La Plaine du Chablais ,Entre lac et montagne - 1983 - Syndicat d'Initiative de Douvaine)

Horaires d'ouverture
Lundi au Vendredi : 8h30-12h et 14h-17h
Jeudi : 14h-17h    |    Samedi : 9h-11h30
Mairie de Veigy-Foncenex
26 route du Chablais
74140 Veigy-Foncenex
tél: 04.50.94.90.11
fax: 04.50.94.82.01
mairie [at] veigy-foncenex.fr